Vendredi 13 novembre 2009
La crise est en train de favoriser des comportements qui pourraient devenir demain un mode de vie communément admis. Je m'explique : les gens
consomment moins et de manière plus raisonné, font attention au contenu de leur assiette, s'intéressent au bio, pensent à manger local, et préfèrent acheter des produits respectueux de
l'environnement et fait dans des conditions sociales acceptables. Et ces réflexions ne semblent plus être l'apanage d'une classe aisée, urbaine et bobo.
Certes, ne nous leurrons pas, nous vivons dans un monde de consommation effreiné, où tout nous pousse à disposer de la dernière technologie, à
acheter sous le coup de l'impulsion (cf les chaussures dessinées par la créatrice de Jimmy Choo qui arrivent demain dans les magasins H et M et qui promettent de déclancher une véritable ruée), à
afficher le signe distinctif d'appartenance à une tribu (fashion, bling bling, bcbg ...).
Mais nous sommes peut-être quand même à l'aube d'une petite révolution, où l'on va réfléchir avant d'acheter, privilégier le troc, donner une seconde vie à un
produit.
Voyez le succès des sites de vente entre particuliers ou de vente aux enchères sur le web, des brocantes, des friperies et autres lieux où l'on peut acheter à moindre coût en se faisant plaisir, et
sans trop dénaturer la planète.
Alors mon propos n'est pas de dénigrer la consommation, elle est utile à la croissance, mais l'on ne peut, je pense, que saluer cette prise de conscience : la
recherche du "produit pour le produit" n'est pas forcément source d'épanouissement, elle peut même nous détourner de l'essentiel.
La crise a aussi ceci de positif qu'elle incite les gens à recréer du lien social ; l'entraide est favorisée : des voisins se donnent un coup de main, des parents d'élève
s'organisent etc.
Réflechissons d'ailleurs ensemble aux moyens de mieux réinventer le monde de demain. J'attends vos contributions, idées, expériences du
quotidien. Partageons nos bonnes pratiques, réflexions et solutions pour la préservation de notre planète et des générations futures. Dans l'attente de vous lire
!
Par ALJ
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J'ai eu l'occasion de rencontrer le président et fondateur de Babyloan, un site qui permet aux internautes de participer à des projets de
micro-crédit dans les pays du Sud.
Le principe est le suivant : vous prêtez une somme (20 euros minimum) pour financer des projets portés par des habitants de pays en développement ; des projets sélectionnés par des instituts
de micro-finance. Exemple : l'achat d'un van pour aider un commerçant dans son développement, l'achat de nourriture pour animaux pour un éleveur etc.
Le projet moyen est de 450 euros. Quant la somme est atteinte, Babyloan envoie les fonds à l'institut de micro-finance qui prête au bénéficiaire. Ensuite les sommes sont retournées à l'internaute
au terme du prêt (qui peut être d'une durée de 6 ou 12 mois par exemple).
L'internaute, baptisé "babyloanien", peut soit récupérer son argent, soit le réinvestir dans d'autres projets (60 % utilisent cette dernière possibilité).
Un système qui permis de collecter en un an 340.000 euros affectés à des prêts solidaires.
Aujourd'hui près de 5000 personnes sont membres de Babyloan, avec une moyenne d'âge de 43 ans. Et ces membres viennent de toutes catégories socio-professionnelles,
même si le bobo branché de 35-40 ans est un peu plus représenté que la moyenne.
Le prêt moyen est de 55 euros.
Babyloan aimerait aussi financer des projets de micro-crédit en France, via un partenariat avec l'ADIE, l'Association pour le droit à l'initiative économique
(www.adie.org), mais pour l'instant la règlementation l'en empêche. Une proposition de loi permettant d'élargir les possibilités de ressources des instituts de
micro-finance pourrait être déposée en janvier à l'Assemblée afin de lever cet obstacle.
Notez que Babyloan organise ce week-end des rencontres au Jardin d'acclimatation à Paris : des ateliers, débats et expositions
sur le thème de la micro-finance.
Pour en savoir plus, je vous conseille bien sûr d'aller faire un tour sur le site :
www.babyloan.org
Un site adapté d'un concept américain qui marche très fort :
www.kiva.org
Le festival du vent se déroule demain à Calvi en Haute-Corse.
Pendant quatre jours seront organisés des débats, concerts, animations et projections sur l'écologie et le développement durable.
Parrainées par le cinéaste Yann Arthus-Bertrand et la navigatrice Isabelle Autissier, ces rencontres, 18e du nom, ont été lancées par Serge Orru,
qui préside depuis 2006 l'association écologiste WWF France.
C'est un festival éco-conçu (toilettes sèches, vaisselle biodégradable, covoiturage, tri sélectif sur le site etc.)
L'association "les Amis du Vent", à l'origine de ce festival, organisent aussi le reste de l'année des actions de sensibilisation à l'environnement et au développement durable.
Toutes les infos sur http://www.lefestivalduvent.com
Vendredi 25 septembre 2009
Venez déposer vos chaussures pour protester contre les bombes à sous-munition et rendre hommage aux victimes de ces BASM.
Les 15e pyramides des chaussures sont organisées dans 32 villes de France (Lille, Lyon, Marseille, Paris, Dijon ou encore Auxerre) samedi 26 septembre à l'initiative d'Handicap
international.
Il s'agit d'assembler le plus grand nombre de paires de chaussures sur une place, afin de former la plus haute pyramide possible. Les chaussures sont ensuite redistribuées via des associations
caritatives.
Plus d'informations sur http://www.sousmunitions.fr
Nicolas Sarkozy a enfn rendu ses arbitrages sur la taxe carbone, un sujet dont on parle déjà depuis de nombreux mois.
Prévue pour 2010, cette taxe sera établie sur la base d'une tonne de CO2 à 17 euros, un prix calqué sur la moyenne des cours du marché des quotas d'émission.
Pour mémoire, la commission Rocard avait retenu le principe d'une taxe à 32 euros, on est donc là à près de moitié moins. Le chef de l'Etat argue de la crise pour justifier le montant retenu.
Cette taxe sera compensée, pour les ménages, par un allégement de l'impôt sur le revenu, ou, pour ceux qui ne sont pas assujettis à l'impôt, par un chèque vert.
La redistribution sera plus ou moins importrante selon la taille du foyer et la domiciliation (elle sera ainsi plus élevée pour ceux qui vivent dans des zones mal desservies par les transports). En
revanche, aucun critère lié aux revenus n'est retenu, la redistribution s'effectuera quelque soit les ressources de la famille.
Seront taxés : le pétrole, le gaz, le charbon, mais pas l'électricité (soit 4,5 centimes par litre de fioul et d'essence, et 0,35 centimes par KwH de gaz).
L'Elysée estime à 74 euros en moyenne pour 2010 le poids de cette taxe sur les ménages.
Mon avis :
Je ne crois pas au caractère pédagogique de cette taxe : étant donné le principe retenu de redistribution intégrale, les ménages seront t-ils vraiment incités à modifier leurs comportements si
l'opération est blanche pour eux ?
Je trouve aussi totalement inégalitaire le fait que, pour schématiser, les plus riches paient autant que les plus pauvres, d'autant que les premiers ont d'avantage les moyens que les
seconds de faire installer dans leurs logement, (dont ils sont souvent propriétaires) des solutions moins gourmandes en énergie.
Quand on est chauffé au gaz, comme c'est mon cas, avec une vieille installation, on n'a pas vraiment le choix de faire autrement !
Et vous qu'en pensez-vous ?
En attendant, une vidéo pour alimenter le débat :
(Source : Médiapart)
Cf aussi archive de mon blog sur la taxe carbone :
Taxe carbone : encore beaucoup de chemin à faire !
Par ALJ
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