G8 et réchauffement climatique

Publié le par ALJ

Les grandes puissances mondiales, réunies à Aquila en Italie, ont tenté hier d'acorder leur violon sur la lutte contre le réchauffement climatique. Mais, comme à chaque fois, la partie est difficile. Et pourtant, on peut saluer une avancée : un engagement du G8 sur une division de
50 % de émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050. Et pour les pays industrialisés, l'engagement est porté à 80 %. C'est une première ! 
L'année de référence pour calculer cette réduction des émissions de CO2 variera toutefois en fonction du pays (notamment pour les Etats-Unis et le Japon qui se sont engagés tardivement dans la bataille), même si 1990 constitue le point de départ pour plusieurs Etats, dont la France.

2050 constitue toutefois un horizon lointain. Aucun objectif n'a été arrêté à une échéance plus proche : en l'occurence 2020, ce que souhaitait pourtant l'ONU, l'Union européenne et les pays du G5 (Chine, Inde, Brésil, Mexique et Afrique du sud). 

Et puis, le  Forum des principales économies (le MEF) - qui associe le G8 et les économies émergentes- n'a lui pas voulu adopter d'objectifs chiffrés, or ses pays réalisent 80 % des émissions mondiales, contre 40 % pour les Etats du G8.

De toute façon, que penser de ces objectifs chiffrés ? Est ce qu'ils ne constituent pas qu'une belle déclaration d'intention.  Comment respecter précisément ces engagements ?
Les Etats ont t-ils arrêtés des plans précis ? Toutes ces questions restent encore en suspens. 
Et si la mobilisation de la communauté internationale est importante, elle ne saurait être suffisante...  



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Publié dans Environnement

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